Breathwork et Hashimoto : comment libérer le stress « toxique »chronique?

Sommaire

Du stress toxique chronique à la maladie : ce que le souffle peut libérer.

Breathwork et Hashimoto, deux mots qui, réunis, résonnent avec une question que beaucoup de femmes portent en silence : pourquoi je n’arrive pas à aller mieux, malgré tout ce que j’ai déjà essayé, déjà compris ? Et si la clé n’était pas dans une nouvelle thérapie, un nouveau régime, mais dans quelque chose de simple et fondamental : le souffle ? On peut connaître toute son histoire par cœur. Et pourtant, notre corps peut rester prisonnier du stress toxique chronique accumulé depuis des années. Voici pourquoi et comment le souffle peut tout changer.

Le jour où mon corps a préféré le fou rire aux larmes. C’était ma deuxième journée de formation de Breathwork, à Paris. Autour de moi, des cris, des pleurs, des corps qui se déchargeaient de ce qu’ils portaient depuis des années. Et moi, je me sentais figée: dos bloqué, cervicales verrouillées, bassin tétanisé. Mon corps se contractait à chaque éclat de voix comme il l’avait toujours fait, depuis très, très longtemps.

Quelque chose dans cette violence émotionnelle ambiante me ramenait directement à une mémoire bien plus ancienne. A ces cris entendus si tôt dans l’enfance, peut-être même in utero et qui s’étaient inscrits dans mes fascias, dans mes cellules, dans ma manière d’être au monde.

Ma formatrice s’est alors approchée de moi. Elle avait sans doute vu mon corps se refermer sur lui-même alors que moi, je n’en étais même pas consciente. Elle m’a murmuré quatre mots « magiques » :

« Et si tu t’autorisais à exister, Véronique. »

Et là, au lieu de larmes que je m’attendais à voir couler, ce qui a jailli de moi, c’est un fou rire. Un fou rire incontrôlable, total, libérateur. À chaque inspire et expire, j’éclatais de rire. Et à chaque éclat de rire, je sentais mes cervicales se dénouer, puis mes lombaires, puis toute ma colonne vertébrale, comme les verrous d’une cage dorée qui céderaient un à un : clic, clic, clic.

Mon corps, ce jour-là, n’a pas choisi les larmes, il a choisi la joie. Et c’est tout aussi libérateur et puissant, et infiniment plus surprenant.

Je vous raconte cette histoire parce qu’elle illustre exactement ce dont je veux vous parler aujourd’hui. Ce lien profond, méconnu, entre les blessures héritées de nos familles dysfonctionnelles, les maladies que notre corps finit par développer ( notamment les maladies auto-immunes), et cette porte d’entrée unique qu’est le souffle.

Le Breathwork ne vous impose aucune façon de vous libérer, il révèle simplement ce dont votre corps, à cet instant précis, a besoin d’exprimer.

Grandir dans une famille dysfonctionnelle : ce qu’on apprend sans le savoir

Une enfance en mode survie

Lorsqu’on grandit dans un environnement familial dysfonctionnel, qu’il s’agisse de violence psychologique, de négligence émotionnelle, de parents eux-mêmes blessés et incapables d’offrir la sécurité dont un enfant a besoin, on développe très tôt des stratégies d’adaptation et de survie, non par choix conscient, mais par nécessité biologique.

L’enfant que vous étiez ne pouvait pas changer cet environnement et encore moins le quitter. Alors il a fait la seule chose possible : il s’est adapté. Il a appris à surveiller les humeurs de ses parents, à anticiper les conflits, à se faire petit, invisible, parfait ou rebelle selon ce que la situation exigeait. Il a appris à mettre ses besoins de côté, à ne pas déranger, à ne pas prendre de place, tout simplement à ne pas exister.

Alice Miller, psychanalyste et auteure de « C’est pour ton bien », a décrit avec une précision bouleversante ce mécanisme : l’enfant qui grandit dans un milieu où ses besoins émotionnels ne sont pas reconnus développe un « faux self », cette façade adaptée aux exigences de ses parents, au détriment de son être authentique. Il apprend à ressentir ce qu’il est « censé » ressentir, à penser ce qu’il est « censé » penser et il perd peu à peu contact avec qui il est vraiment.

L’hypervigilance : quand le système nerveux ne se repose jamais

Ce que beaucoup ignorent, c’est que cette adaptation a un coût neurobiologique très précis. Vivre dans un environnement imprévisible, potentiellement menaçant, active en permanence ce que le Dr Gabor Maté appelle la « réponse au stress ». Ce système d’alarme archaïque et vital qui nous permet de faire face au danger.

Dans une situation de danger réel et ponctuel, cette réponse est parfaite. Le corps se mobilise, fait face ou s’enfuit, puis se détend lorsque le danger est passé. Mais lorsque le danger est permanent à la maison, sous le visage de votre père ou le silence de votre mère, le système nerveux ne se repose jamais. Il reste en état d’alerte chronique, c’est ce qu’on appelle l’hypervigilance.

L’enfant hypervigilant est celui qui scrute en permanence l’expression du visage des adultes. Celui qui sait décrypter une intonation de voix avant même d’avoir compris les mots. Celui qui se fige intérieurement au moindre bruit fort, à la moindre variation de l’humeur ambiante. Ce radar émotionnel ultra-développé qui était une compétence de survie devient, à l’âge adulte, une source d’épuisement profond.

L’effacement de soi : quand « ne pas exister » protège

L’une des conséquences les plus insidieuses de ces environnements dysfonctionnels, c’est ce sentiment d’inexistence. Le sentiment de ne pas avoir de place, de ne pas avoir le droit d’occuper de l’espace ni dans l’espace physique, ni dans l’espace affectif, ni même dans ses propres pensées et désirs.

Ce sentiment a souvent des racines transgénérationnelles que la psychogénéalogie nous aide à décrypter. Il arrive que nos parents eux-mêmes n’aient jamais eu de place parce qu’ils étaient ce que l’on appelle des « enfants de remplacement » (nés après le deuil d’un enfant, portant un poids qui n’est pas le leur), ou parce que leur propre identité n’a jamais été véritablement reconnue ni consolidée. Et ce vide se transmet, silencieusement, de génération en génération. C’est ce que rappelle le Dr Boris Cyrulnik, neuropsychiatre pionnier du concept de résilience : les traumatismes non résolus s’inscrivent non seulement dans la psyché, mais dans les modes relationnels transmis d’une génération à l’autre.

Ce vide-là, on ne l’a pas choisi. Quand on n’a pas appris à exister, on n’apprend pas à respirer vraiment. On souffle juste assez pour survivre, pas assez pour vivre.

Quand le corps devient le gardien silencieux du stress toxique chronique

Le corps enregistre ce que le mental préfère oublier

Le Dr Bessel van der Kolk, psychiatre et chercheur en traumatologie, a passé des décennies à démontrer quelque chose qui semble simple mais qui révolutionne notre compréhension du trauma, c’est notamment le titre de son livre : le corps n’oublie rien. Une intuition qu’Alice Miller, déjà, avait posée avant lui, dans un livre au titre tout aussi juste : Le corps ne ment jamais. Longtemps après que les événements difficiles ont eu lieu, longtemps après que la tête a « tourné la page », le corps se souvient.

Il se souvient dans la tension chronique des épaules, dans la mâchoire qui se serre dans les moments de stress, dans le ventre noué, dans les douleurs diffuses qui n’ont pas d’explication médicale claire. Il se souvient dans les réactions « disproportionnées » à certaines situations, cette peur épidermique face à une voix qui monte, ce figement immédiat face au conflit, cette incapacité à ressentir quoi que ce soit dans les moments où l’émotion serait pourtant attendue.

Ces réponses, ce sont des mémoires corporelles, des schémas inscrits dans le système nerveux, dans les fascias, dans les cellules elles-mêmes qui continuent d’agir comme si le danger était toujours là.

De l’anesthésie émotionnelle à la maladie

À force de contenir, de retenir, de s’adapter, le corps finit par trouver une solution radicale : il coupe l’accès aux émotions. C’est ce que les thérapeutes appellent la dissociation ou l’anesthésie émotionnelle. On ne ressent plus vraiment. On fonctionne, on gère, on produit mais on est comme absent.e de sa propre vie.

Cette anesthésie a l’air confortable à court terme et elle est même nécessaire dans certaines circonstances. Mais sur le long terme, elle a un coût physiologique considérable. Le Dr Gabor Maté, dans son travail sur les maladies chroniques, montre avec une clarté bouleversante que les émotions refoulées ne disparaissent pas. Elles se déposent dans le corps sous forme de tensions chroniques, de dérèglements hormonaux, de perturbations immunitaires…

Le chemin de la famille dysfonctionnelle à la maladie auto-immune suit souvent cette trajectoire : stress toxique chronique dans l’enfance → hypervigilance permanente → anesthésie émotionnelle → épuisement du système nerveux → fatigue chronique, troubles du sommeil, problèmes digestifs → dérèglement immunitaire → maladie auto-immune.

La thyroïdite de Hashimoto : quand le corps ne se reconnaît plus lui-même

Parmi les maladies auto-immunes, la thyroïdite de Hashimoto est particulièrement parlante sur le plan symbolique et psychosomatique. C’est une maladie dans laquelle le système immunitaire censé protéger l’organisme des agressions extérieures se retourne contre la thyroïde, glande qui régule l’énergie vitale, le métabolisme, et de nombreuses fonctions fondamentales.

Autrement dit : le corps ne reconnaît plus ce qui est soi de ce qui ne l’est pas. Il attaque ses propres tissus et se combat lui-même. N’est-ce pas une image saisissante de ce qui se passe psychiquement chez une personne qui a grandi sans avoir eu la permission d’exister pleinement ? Sans une identité stable, sans un sentiment sûr de « voilà qui je suis », le corps immunitaire, lui aussi, semble ne plus savoir qui il doit protéger.

La maladie auto-immune est souvent, au sens littéral, une problématique d’identité. Le corps traduit dans sa biologie ce que la psyché a vécu : ne pas reconnaître sa propre place, ne pas savoir qui l’on est, et se retourner contre soi-même.

Le piège de la compréhension intellectuelle

On peut connaître son histoire par cœur et rester prisonnière

En 2002, il y a près de 25 ans, j’ai poussé les portes d’un cabinet de psychothérapie. J’ai exploré mon histoire familiale dans ses moindres recoins, identifié mes croyances limitantes. J’ai compris les mécanismes de mes schémas relationnels. A chaque sortie de séance, je recommençais à décortiquer mon histoire, à l’analyser, à en chercher les causes. Je tournais en rond dans ce labyrinthe de compréhension. J’avais tiré tous les fils de mon histoire, un à un, jusqu’à en connaître chaque nœud. Je n’arrivais pas à ressentir les émotions qui s’y rattachaient, à les nommer, à les accueillir. Et surtout, je ne changeais pas vraiment. Quelque chose, dans mon corps, restait bloqué comme une énergie qui n’avait pas encore trouvé le chemin pour circuler.

Pourquoi le mental seul ne suffit pas

Le Dr van der Kolk l’explique de manière très précise sur le plan neurologique. Le trauma ne loge pas dans les zones du cerveau dédiées à la pensée rationnelle et à la narration. Il loge dans des zones bien plus profondes, plus archaïques qui gèrent les réponses automatiques, la survie, les sensations physiques. Ces zones que la parole et la réflexion n’atteignent pas directement.

C’est pour cela que l’on peut comprendre intellectuellement que « c’était le passé », que « les parents ont fait ce qu’ils pouvaient », que « je suis en sécurité maintenant ». Et pourtant, le corps, lui, continue à réagir comme si le danger était imminent. La tête dit une chose tandis que le corps en dit une autre. Tout simplement parce que le mental comprend vite tandis que le corps met un temps immense à intégrer, à ancrer, à transformer ce qui a été compris. C’est un peu comme si l’information devait descendre lentement, de la tête jusque dans les cellules. Et tant qu’elle n’est pas arrivée, rien ne bouge vraiment. Mais une fois qu’elle est là, ancrée, la transformation, elle, peut être fulgurante.

La troisième thérapie que j’ai faite était avec une thérapeute qui pratiquait une technique psycho-corporelle. J’étais sur la bonne piste : travailler avec le corps, pas seulement avec les mots. Mais la technique proposée ne correspondait pas à ce dont mon corps avait besoin à ce moment-là. Mon corps était trop meurtri, trop sensible. Il avait besoin d’une douceur extrême et de l’espace pour exprimer ce qui demandait à sortir et à être libéré.

Pourquoi le Breathwork est une porte d’entrée unique pour libérer le stress toxique chronique

Le souffle, notre premier acte d’existence

Voici quelque chose que l’on enseigne en Breathwork et qui m’a profondément touchée. Lorsque nous arrivons sur cette Terre, avant même de penser, avant même d’être reconnus, aimés ou nommés, nous respirons. Notre première inspiration est notre premier acte d’existence. « La manière dont nous respirons est le miroir de la place que nous nous autorisons à prendre dans la vie. »

Observez votre souffle en ce moment, pendant que vous lisez ces mots. Est-il ample, profond, libre ? Ou est-il court, haut dans la poitrine, comme retenu ? Beaucoup d’entre nous, sans en avoir conscience, respirent à moitié. De petites inspirations, de petites expirations. Juste assez. Pas trop. Comme si prendre trop d’air serait prendre trop de place. Ce n’est pas un hasard. C’est une mémoire corporelle. Celle d’un enfant qui a appris très tôt qu’il valait mieux se faire petit.

Contourner le mental pour parler au corps

C’est précisément là que le Breathwork est unique. La respiration consciente et connectée ne passe pas par le filtre du mental. Elle parle directement au corps, au système nerveux, aux mémoires cellulaires, aux émotions enkystées depuis des années.

Le Breathwork que je pratique utilise ce que l’on appelle la respiration consciente et connectée. Une respiration circulaire, sans pause entre l’inspiration et l’expiration, ample et continue.

Cette respiration provoque un état de conscience modifié. Un espace intérieur naturel où les défenses du mental s’abaissent, et où ce qui était figé peut enfin se mettre en mouvement. Les émotions refoulées depuis des années peuvent remonter à la surface pour être libérées.

Ce qui rend cette approche si adaptée aux personnes blessées par des environnements dysfonctionnels, c’est sa douceur fondamentale. Il n’y a rien à forcer, rien à produire, rien à démontrer. Le corps sait exactement ce dont il a besoin à cet instant précis. La respiration lui donne simplement l’autorisation et l’espace pour l’exprimer.

Le Breathwork, une technique douce et puissante

Il existe un malentendu courant sur le Breathwork. Beaucoup imaginent des séances cathartiques où l’on crie, où l’on pleure à en être épuisé, où le processus ressemble davantage à une purge qu’à une guérison.

La réalité est plus nuancée. Oui, il peut y avoir des larmes. Oui, il peut y avoir de la colère qui émerge, ou de la tristesse. Il peut aussi y avoir un rire inattendu, une profonde paix, un sentiment de légèreté que l’on n’avait pas ressenti depuis des années. Le Breathwork ne vous impose aucune forme d’expression. Il révèle ce dont votre corps a besoin à cet instant T. Et son action est globale. Elle touche simultanément le corps, les émotions, le mental, l’énergie et la dimension spirituelle.

Ce qui s’est passé dans mon corps : la preuve par le fou rire

Je reviens à cette salle de formation, à Paris. À cette phrase murmurée : « Et si tu t’autorisais à exister, Véronique! » comme une invitation à prendre pleinement ma place.

Vingt ans de tensions portées dans les cervicales, les lombaires, le bassin. Vingt ans d’une adaptation silencieuse, perfectionnée, invisible, une hypervigilance tellement intégrée que je ne la voyais même plus. Et soudain, quelque chose a lâché sans larmes ni colère que l’histoire familiale aurait pourtant justifiée mais dans un fou rire. Un fou rire qui ne s’arrêtait pas, qui a traversé tout mon corps, qui a fait vibrer chacune des vertèbres de ma colonne vertébrale.

Je sentais ma colonne vertébrale se déverrouiller progressivement comme si des verrous s’ouvraient les uns après les autres. Chaque éclat de rire décristallisait une tension. Chaque expiration libérait un blocage. Comme des engrenages d’une vieille montre qui se remettent lentement en mouvement.

Mon corps, en cet instant, n’avait pas décidé d’analyser. Il n’avait pas cherché à comprendre. Il avait simplement exprimé ce dont il avait besoin : de la joie. Pas la joie de façade, pas le sourire social, la joie profonde, cellulaire, de quelqu’un qui vient de se donner, pour la première fois depuis très longtemps, la permission d’exister.

Le Breathwork ne vous dit pas ce que vous devez ressentir. Il crée les conditions pour que ce qui a besoin de sortir puisse enfin le faire à votre rythme, dans votre langage, avec votre unicité.

C’est pour cela que je considère le Breathwork comme un outil profondément doux mais puissant. Il ne force aucune porte. Il souffle doucement sur les braises de ce qui cherche à se libérer depuis des années et laisse la chaleur faire son travail.

Et maintenant ? Si ces mots résonnent, c’est peut-être le signe que quelque chose, en vous, est prêt à bouger. Non pas comprendre davantage votre histoire ou encore l’analyser sous un autre angle. Mais la laisser enfin traverser votre corps, dans toute sa réalité physique et émotionnelle, pour qu’elle puisse se transformer.

Le Breathwork n’est pas une solution miracle. Ce n’est pas un raccourci. C’est un chemin vers quelque chose que la tête seule ne peut pas atteindre. Votre premier acte d’existence, c’est de respirer. Et si ce souffle, depuis toujours, portait en lui la permission que vous n’avez peut-être jamais osé prendre, celle d’exister pleinement et de prendre toute votre place ? Et si ce même souffle était aussi le chemin pour y revenir ?

Pour aller plus loin sur le Breathwork

Ces trois articles vous donneront une compréhension complète de la pratique :

→ Qu’est-ce que le Breathwork ? La respiration consciente expliquée ici

→ Comment se déroule une séance de Breathwork ? Guide pratique complet ici

→ Les bienfaits du Breathwork ici


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Avertissement

Les contenus partagés sur ce blog sont le résultat de mes propres expériences, recherches et lectures. Ils sont partagés à titre informatif. Ils ne doivent être considérés ni comme un enseignement ni comme un avis ou conseil médical. Ils ne peuvent se substituer ni à un diagnostic posé par un médecin ou un professionnel de santé  ni même remplacer la relation entre vous même et votre médecin traitant. Ne pas abandonner un traitement médical en cours sans avis médical de votre médecin traitant; lui seul est habilité à modifier son ordonnance.

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