Les angoissés de Noël ont aussi leur place

Sommaire

Comprendre et honorer ses émotions pendant les fêtes

« Après des années de souffrance, j’ai décidé d’arrêter les Noëls en famille et de les fêter exclusivement entre amis. »

« J’ai décidé d’arrêter de me forcer. C’était devenu une source de stress et un moment contraint. Ce qui me pesait le plus, c’était de retrouver mon père chaque année avec les mêmes comportements, les mêmes réflexions, les mêmes désaccords et les mêmes disputes. Alors, je me suis dit que j’avais aussi le droit de penser à moi. »

Ces deux témoignages, je les ai lus récemment dans deux articles sur les fêtes de Noël qui m’ont profondément touchée. Pas pour leur côté radical, mais pour ces 3 mots : après des années. Des années. Pas quelques mois. Des années à endurer, à subir, à espérer que ça change, avant de se donner enfin la permission de faire autrement. Alors j’ai eu envie de donner la parole et toute leur place aux angoissés de Noël!

À l’approche des fêtes, si certains ressentent de la joie, à contrario d’autres ressentent davantage de stress. En effet, selon une récente étude, 5 % des Français se soustraient désormais au rituel traditionnel du Noël en famille. Une minorité, certes, mais qui progresse. Ainsi certains choisissent de fêter avec leur famille de cœur, tandis que d’autres préfèrent être seuls. Par choix, cette fois. Pas par défaut.

Mais avant d’en arriver là, il y a eu un long chemin de transformation qui commence toujours par une prise de conscience. Puis il se poursuit par un chemin de compréhension pour aller vers une libération progressive.

Cet article n’est pas un pamphlet contre Noël. C’est un espace pour comprendre pourquoi cette période peut être si difficile pour certains. Et surtout, c’est une invitation à honorer vos émotions, même si vous n’êtes pas encore prête à tout changer. Parce que ça prend du temps. Beaucoup de temps.

Le constat : différentes façons de vivre Noël

Certains transforment leur blessure

Carlotta est commerçante, fille de commerçants. Enfant, elle ouvrait ses cadeaux seule le matin du 25 décembre. Ses parents étaient déjà partis travailler. Cette frustration l’a marquée. Aujourd’hui, elle travaille elle aussi le jour de Noël, mais elle a choisi de faire autrement pour ses propres enfants. Ils ouvrent leurs cadeaux ensemble avant qu’elle ne parte. Elle a transformé sa blessure en choix conscient.

Certains subissent mais trouvent du réconfort

Cette année, Sylvia n’avait pas vraiment envie d’installer son village de Noël parce qu’elle ne verra pas ses petites filles. Et pourtant, elle a décidé de le faire quand même pour la plus grande joie des enfants de la résidence qui s’émerveillent devant sa fenêtre chaque jour en rentrant de l’école. La tristesse est là, mais un peu apaisée par la joie des enfants.

Certains mettent 20 ans à se libérer

Moi, j’avais un peu plus de vingt ans quand j’ai été plantée le soir du réveillon par mon copain! J’avais fait le choix de rester pour fêter Noël avec cette personne plutôt que de rentrer chez mes parents. Mais surtout, je m’étais fait une joie de partager ce moment. Quand je suis revenue des courses pour le repas, il y avait un message sur le répondeur : cette personne me disait qu’en fait, elle fêtait toujours Noël avec ses amis et qu’elle ne pouvait pas faire autrement. Pas de nouvelles le 24 ni même le 25. Un message le 26 après-midi pour me souhaiter joyeux Noël!

Ça m’a dévastée. À l’époque, je n’aurais jamais osé couper les ponts. Je lui ai encore ouvert ma porte pendant des mois. La vie m’a ramenée vers cette personne plusieurs fois, toujours autour de Noël. Et c’est là que j’ai touché pour la première fois ma rage, cette émotion puissante, enfouie pendant des années sous ma déception et ma tristesse et que je n’avais pas exprimée et encore moins libérée depuis ce fameux Noël. Cet été, la vie m’a ramenée une dernière fois vers cette personne. Et cette fois, j’ai pu définitivement tourner la page. Vingt ans après.

Le constat qui émerge

Qu’ils transforment leur blessure, qu’ils subissent en trouvant du réconfort, ou qu’ils se libèrent après des années… tous ont un point commun : Noël réveille quelque chose en eux.

Pour certains, c’est de la joie, de la nostalgie heureuse, un sentiment d’appartenance. Pour d’autres, c’est de l’angoisse, de la tristesse, de la colère, de la rage même.

Pourquoi la même fête provoque-t-elle des émotions si opposées ?

Pourquoi Noël réveille tant d’émotions enfouies

Le mythe de la famille parfaite qui nous aveugle

Lorsque j’ai suivi une thérapie axée sur l’enfant intérieur, les thérapeutes avaient intitulé un de leur stages « La petite maison dans la prairie ». Vous vous souvenez de ce feuilleton des années 80 ? La famille Ingalls, avec Charles, ce père parfait qui vient en aide à tout le monde, Caroline sa femme aimante, et leurs filles dans cette maison idyllique.

Le théapeute nous disait : cette famille-là n’existe pas, même l’enfant pour qui tout s’est bien passé a vécu des frustrations. C’est pourquoi, ce mythe de la famille parfaite nous empêche de voir la réalité de notre propre famille.

Il m’a fallu attendre la quarantaine pour commencer à voir les dysfonctionnements de ma propre famille. Pour comprendre que ce n’était pas normal et ainsi mettre des mots sur ce que j’avais vécu parce que si ma relation avec ma mère était plus conflictuelle, je croyais que celle avec mon père était différente et apaisée car pendant des années, j’ai mis mon père sur un piédestal.

Dans les familles dysfonctionnelles, certaines phrases toxiques deviennent normales. Certains comportements violents sont minimisés car on ne voit plus qu’on est maltraitée. On se coupe de nos émotions, de nos ressentis complétement anesthésié pour survivre. Tête d’un côté, corps de l’autre.

Et Noël, c’est souvent le moment où tout se concentre : la culpabilité (« après tout ce qu’on fait pour toi »), la honte (« tu es égoïste de ne pas venir »), la manipulation (« tu vas faire pleurer ta mère »), le chantage affectif (« si tu m’aimais vraiment »).

Ce qui se réveille dans notre corps et notre cerveau

Le mot lui-même est évocateur : réveillon. Ce qui se réveille en nous.

Nos sens — l’ouïe, l’odorat — sont de puissantes stimulations qui activent notre système limbique, notre cerveau émotionnel. Ce dernier imprime les sons, les sensations, les ressentis et les associe à nos expériences passées.

Si enfant vous avez vécu des Noëls heureux, entendre Petit Papa Noël ou sentir le pain d’épices vous ramènera à ce bonheur. Je me souviens m’être baladée récemment et avoir senti ces odeurs de vin chaud, de cannelle. Une véritable madeleine de Proust qui m’a ramenée aux traditionnels marchés de Noël de l’Est de la France. Pour moi, ces odeurs sont synonymes de joie.

Mais pour d’autres, ces mêmes odeurs, ces mêmes chants, réveillent tristesse, angoisse ou encore mélancolie. Ils deviennent des déclencheurs de souffrance parce que le cerveau ne fait pas la différence entre le passé et le présent. Il réagit comme si la menace était encore là.

Pour les femmes hautement sensibles issues de familles dysfonctionnelles — celles que j’accompagne —, cette réactivation est encore plus intense. Le réveillon de Noël réveille en nous une foule de sentiments inconscients reliés au passé, nous plongeant dans notre plus tendre enfance. Mais si cette enfance était douloureuse ? Si la famille était le lieu de la blessure plutôt que du réconfort ? Alors le réveillon devient un moment de réactivation du trauma, pas de célébration.

Les émotions non libérées ne disparaissent pas. Elles s’enfouissent. Comme un volcan en sommeil, elles attendent. Et un jour, elles se réveillent. Parfois vingt ans après. C’est ce qui m’est arrivé. Cette rage que j’ai touchée après toutes ces années, c’était l’émotion que je n’avais jamais osé ressentir à vingt ans. Je l’avais mise sous le tapis, mais elle était toujours là et bien présente, attendant le bon moment pour exploser.

Votre corps n’oublie rien. Il garde tout en mémoire. Et il finit toujours par vous interpeller.

Le stress toxique et l’épuisement chronique

Pour les femmes que j’accompagne — ces femmes hautement sensibles nées dans des familles dysfonctionnelles —, le stress vécu dans l’enfance n’était pas un stress « normal ». C’était un stress toxique, qui s’est imprimé profondément dans le système nerveux.

Ce stress « toxique » devient alors chronique. Il déclenche souvent un épuisement émotionnel et physique, allant même jusqu’à perturber les systèmes hormonal et immunitaire faisant ainsi apparaitre des maladies auto-immunes comme la thyroïdite d’Hashimoto. Le lien entre maladies auto-immunes et traumatismes est aujourd’hui avéré.

Et les repas de famille ? C’est la concentration maximale de maltraitance psychologique. Tout ce qui était déjà difficile au quotidien se retrouve amplifié, condensé en quelques heures autour d’une table. La culpabilité, la honte, la manipulation, le jugement… tout y est.

Vous sortez de là vidée, épuisée, sans même comprendre pourquoi. Et vous vous dites : « C’est normal, c’est juste la fatigue des fêtes. » Mais non pas toujours!

La culpabilité et le conflit de loyauté familiale

Noël est présenté comme un symbole de lien, d’union, d’attachement familial. Mais où se situe la frontière entre attachement sain et obligation étouffante ?

Difficile de dire non sans se sentir coupable. Difficile de poser des limites sans avoir l’impression de trahir. C’est ce qu’on appelle le conflit de loyauté familiale. « Si je ne viens pas, je trahis ma famille. Si je ne viens pas, je suis une mauvaise fille, une mauvaise sœur… »

L’emprise familiale se réactive à Noël. Et vous vous retrouvez coincée entre vos besoins profonds (ne pas y aller, vous protéger) et cette loyauté qui vous dit que vous n’avez pas le droit.

Pourtant, comme le dit ce témoignage : « Je me suis dit que j’avais aussi le droit de penser à moi. »

Mais en arriver là, ça prend du temps. Beaucoup de temps. Des années, parfois.

Les signaux d’alerte : reconnaître ce qui se passe en vous

Peut-être qu’en lisant cet article vous vous dîtes : « Mais moi, ça va. C’est juste que je suis fatiguée après les fêtes, c’est normal. »

Voici quelques signaux qui devraient vous alerter. Si vous vous reconnaissez dans plusieurs d’entre eux, ce n’est pas « juste de la fatigue ».

Au niveau émotionnel :

  • Vous sortez du repas de famille complètement vidée, épuisée émotionnellement
  • Vous avez l’impression de jouer un rôle, de porter un masque pendant toute la soirée
  • Vous comptez les heures avant de pouvoir partir
  • Vous redoutez Noël pendant des semaines à l’avance
  • Vous ressentez de la tristesse, de l’anxiété, un sentiment de vide, de la colère rentrée
  • Vous pleurez sur le chemin du retour sans trop savoir pourquoi

Sur le plan physique:

  • Fatigue chronique qui s’installe dès début décembre
  • Troubles digestifs, nausées, maux de ventre avant ou après les repas
  • Maux de tête, tensions musculaires
  • Troubles du sommeil
  • Si vous souffrez d’une maladie auto-immune : aggravation des symptômes

Sur le plan comportemental :

  • Vous trouvez mille excuses pour repousser le moment de confirmer votre venue
  • Vous tournez en boucle sur un site pour acheter un billet de train sans jamais valider
  • Vous tombez « malade » mystérieusement juste avant
  • Vous buvez plus que d’habitude pendant le repas pour tenir le coup

Ces signaux sont légitimes. Ils ne font pas de vous une mauvaise personne. Votre corps vous parle. Il vous dit que quelque chose ne va pas.

Comment faire pour reconnaître ces signaux ? Tout simplement en étant à l’écoute de votre corps. Votre corps sait ce qui est bon pour lui et pour vous. Il vous interpelle même si pendant des années, vous vous êtes coupés de vos ressentis. Il est temps de se reconnecter à eux.

Survivre ou se libérer progressivement : comment se protéger

Que vous soyez encore obligée d’y aller (mode survie) ou que vous commenciez à poser vos limites (début de libération), l’essentiel est d’apprendre à réguler votre système nerveux et à écouter votre corps.

Pour celles qui y vont encore (mode survie)

Si vous choisissez d’aller au repas de famille — par envie ou par obligation —, voici comment vous protéger et réguler votre système nerveux.

Avant le Réveillon

  • Préparez-vous mentalement. Visualisez le déroulement. Anticipez les situations difficiles.
  • Définissez vos limites à l’avance : combien de temps allez-vous rester ? Quels sujets refusez-vous d’aborder ? À partir de quel moment partez-vous, quoi qu’il arrive ?
  • Prévoyez votre plan de sortie : prenez votre propre voiture si possible, ou ayez un ami qui peut venir vous chercher en cas d’urgence.

Pendant le Réveillon

  • La respiration consciente : c’est l’outil le plus puissant pour réguler votre système nerveux. Dès que vous sentez l’angoisse monter, je vous invite à vous isoler quelques instants (aux toilettes, dans une autre pièce). Inspirez lentement par le nez en comptant jusqu’à 4, retenez votre souffle 4 temps, expirez par la bouche en comptant jusqu’à 6. Répétez 5 fois. Cela ramène votre système nerveux à un état de calme.
  • L’ancrage corporel : sentez vos pieds sur le sol, la chaise sous vous. Touchez un objet (votre verre, votre serviette) et décrivez mentalement sa texture. Cela vous aide à rester ancré dans le présent plutôt que de plonger dans les émotions du passé.
  • Les pauses : ne restez pas constamment à table. Allez prendre l’air, aidez en cuisine, jouez avec les enfants. Fractionnez votre présence.

Après le Réveillon

  • Débriefer : avec un ami de confiance, ou en écrivant dans un journal. Mettez des mots sur ce que vous avez ressenti.
  • Se ressourcer : offrez-vous un moment de douceur le lendemain. Un bain, une balade en nature, une activité qui vous fait du bien.
  • Se féliciter : vous avez tenu vos limites ? Vous êtes partie quand c’était trop ? Félicitez-vous. C’est un acte de courage.

Mes alliées naturopathiques pour réguler mon système nerveux

En tant que naturopathe, j’ai aussi mes petites alliées que j’emmène toujours avec moi lors de ces moments potentiellement stressants :

  • Le petit grain bigarade et l’orange douce en huiles essentielles : elles calment instantanément le système nerveux. J’en mets sur mes poignets ou j’en respire discrètement pendant le repas.
  • Le magnésium : le stress épuise nos réserves de magnésium. Je prends soin d’en prendre en trois prises dans la journée pour éviter toute carence.
  • Le basilic sacré : il m’aide énormément à surmonter la fatigue et elle instille la confiance en soi, souvent malmenée durant ces rendez-vous familiaux
  • Le safran le matin : particulièrement utile en cette période où la dépression saisonnière peut s’ajouter au stress des fêtes.
  • La rhodiola : mon complément fétiche dans ces périodes. Elle me soutient vraiment.
  • La cohérence cardiaque : 5 minutes, 3 fois par jour, pour réguler le rythme cardiaque et apaiser le système nerveux.
  • Sans oublier les fleurs de Bach et tout particulièrement le Rescue.

Ce que j’ai constaté ? Quand je me prépare en amont, que je suis en prévention plutôt qu’en réaction, le temps que je passe chez ma famille ne m’épuise plus autant. Avant, je mettais autant de temps à récupérer que le temps passé là-bas. Aujourd’hui, grâce à cet ensemble de pratiques — la respiration, l’ancrage, ET mes alliées naturo —, je récupère beaucoup plus vite.

Pour celles qui commencent à se libérer

Peut-être que cette année, vous sentez que quelque chose change en vous. Vous commencez à vous demander : « Ai-je vraiment envie d’y aller ? » C’est déjà un énorme pas.

Se donner la permission de dire non (même partiellement)

Vous n’êtes pas obligée de tout révolutionner d’un coup. Vous pouvez :

  • Inviter une partie de la famille chez vous (cela vous donne le contrôle)
  • Créer une « nouvelle tradition » avec une branche de la famille seulement
  • Ou simplement… ne pas y aller du tout

Gérer la culpabilité et le conflit de loyauté

La culpabilité sera là. C’est normal. Vous n’avez pas à vous justifier longuement. Un simple « Cette année, j’ai besoin de faire différemment » peut suffire.

Rappelez-vous : prendre soin de vous n’est pas un acte égoïste. Cela signifie surtout que vous avez le droit de penser à vous! D’ailleurs je vous recommande une petite lecture de circonstance: « Devenez narcissique et sauver votre peau » de Fabrice Midal. Ed.Pocket. 2019.

Créer ses propres rituels

Si vous ne fêtez pas en famille, vous pouvez aussi créer vos propres rituels. Par exemple, fêter avec votre famille de cœur (vos amis), ou passer la journée seule avec un bon repas et un film que vous aimez, partir en voyage… Ou simplement passer le 25 décembre comme n’importe quelle autre journée.

Les 5 % l’ont fait après des années

Souvenez-vous : 5 % des Français ont choisi de ne plus fêter en famille. Mais ils y sont arrivés après des années. Vous aussi, un jour, vous pourrez. Mais ce jour-là viendra quand vous serez prête. Pas avant.

S’écouter : le billet de train, ma boussole intérieure

Aujourd’hui, quand je dois prendre une décision comme aller voir ma mère pour Noël, mon corps me parle.

Une amie m’a dit un jour : « Si c’est pas oui tout de suite, c’est que c’est non.

Et c’est exactement ça, l’histoire du billet de train.

Si ce n’est pas OK pour moi, je peux passer des semaines à tourner sur le site de la SNCF sans jamais acheter ce billet. Je regarde les horaires, je mets des billets dans le panier, je les enlève. Je reviens le lendemain, je recommence. Des semaines parfois. Parce que quelque chose n’est pas juste. Ça peut être parce que ce n’est pas le bon moment, ou parce que je resterais trop longtemps, ou simplement parce que je ne suis pas alignée avec ce choix.

Mais quand c’est aligné avec mes besoins profonds ? Deux minutes, et c’est réglé.

J’ai appris à écouter mes ressentis, ma fatigue, mon corps. Parce que le corps sait. Il sait quand un endroit n’a pas été bon pour lui. Il nous interpelle. Le problème, c’est que pendant des années dans les familles dysfonctionnelles, on s’est coupé de ces ressentis.

Mais quand on remet tout en alignement, le corps nous donne la réponse.

Comme je vous me disais un peu plus haut, il m’a fallu attendre la quarantaine pour commencer à faire mes propres choix. Pendant des années, j’avais mis mes parents sur un piédestal, et je n’arrivais pas à voir la dysfonction.

Est-ce que ça veut dire que vous devez tout révolutionner du jour au lendemain ? Non. C’est OK d’y aller par obligation pour le moment, si vous n’avez pas encore le choix. C’est OK de ne pas être prête.

Parce que se prioriser quand on a été élevée dans une famille dysfonctionnelle, ça ne se fait pas d’un coup de baguette magique. Ça prend du temps de défaire les croyances. Ça prend du temps de sortir de ce que j’appelle les « poisons toxiques » : la honte, la culpabilité, le non-amour de soi. (J’en reparlerai dans un prochain article.)

Mais le simple fait de lire cet article, de reconnaître les signaux, de mettre des mots sur ce que vous vivez : c’est déjà un premier pas. Un tout petit pas. Et ces tout petits pas, accumulés, finissent par vous mener vers la liberté.

Alors aujourd’hui, je vous invite à vous poser cette question : qu’est-ce que votre corps vous dit ?

Écoutez-le. Il sait.

Prenez soin de vous. Vraiment.


Si vous vous reconnaissez dans cet article et souhaitez être accompagnée sur ce chemin de transformation et de libération, n’hésitez pas à découvrir mes accompagnements en naturopathie et Breathwork ici . J’accompagne des femmes hautement sensibles issues de familles dysfonctionnelles vers la compréhension de leurs blessures et la reconnexion à elles-mêmes.

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Avertissement

Les contenus partagés sur ce blog sont le résultat de mes propres expériences, recherches et lectures. Ils sont partagés à titre informatif. Ils ne doivent être considérés ni comme un enseignement ni comme un avis ou conseil médical. Ils ne peuvent se substituer ni à un diagnostic posé par un médecin ou un professionnel de santé  ni même remplacer la relation entre vous même et votre médecin traitant. Ne pas abandonner un traitement médical en cours sans avis médical de votre médecin traitant; lui seul est habilité à modifier son ordonnance.

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